Ben voilà, après deux ans de classe prépa, trois ans d'école d'ingé, un formidable stage aux USA et d'autres stages presque aussi formidables, je viens de franchir la dernière étape qui me séparait du diplôme, aka la soutenance de stage de fin d'études. Tu sais, l'exposé pendant lequel tu expliques ce que tu as fait les six derniers mois de ton cursus d'ingénieur, sous l'œil attentif de ton maître de stage - qui a quitté son usine le temps d'une journée -, devant des examinateurs.
Carrément étrange, de revoir mon maître de stage une dernière fois. Je l'aime bien. Il est cool, il est marrant, et il m'a fait confiance pendant six mois. Et quand je pense à tout ce que j'ai vécu pendant ces six mois... J'ai totalement changé de vie. J'habite autre part - dans le NORD, bordel, qui l'eut crû?? -, j'ai trouvé un Prince -mais un VRAI, tu vois, le genre dont les petites filles rêvent et dont les grandes filles nient l'existence -, j'ai dû entamer un traitement de fond à la con - un problème de santé miteux, voire ridicule, mais qui pourrait bien me gâcher salement la vie si je le laisse faire -, puis je rigole plus, je stresse moins, je m'interdis de rêver à trop long terme et j'enchaîne les projets à court terme, ce qui me contente tous les jours un peu plus. J'ai totalement changé de vie, je te dis. En mieux.
Et c'est à tout ça que je pensais, en attendant de commencer mon exposé. Mes examinateurs avaient pris une pause en-dehors de la salle, mon maître de stage réfléchissait probablement à tous ses soucis de responsable industriel, et moi je rêvassais sur la signification de cette soutenance.
Et étrangement, maintenant que c'est fini, maintenant que je suis libre, maintenant qu'il ne me reste plus que la cérémonie de remise des diplômes... et alors que je pensais sincèrement que ce diplôme, cette école et ce stage de fin d'études faisaient déjà partie du passé... Et bien, j'ai une très forte envie de pleurer, depuis tout à l'heure. Et je me sens terrifiée, de fait, parce que je n'ai AUCUNE idée de ce qu'il va bien pouvoir se produire ensuite - après, c'est le vide intersidéral.




6 commentaire(s):
ouh là!.....c'est grave!.....penses au champagne!...non, je rigole!....ça n'existe pas le vide intersidéral!....ça se remplit trop vite après!....
Alala, la fin des études, c'est vrai que c'est pas rien. Moi, j'avais hâte d'en finir, j'avais envie de faire des choses plus concrètes et de pouvoir gagner de l'argent pour subvenir moi-même à mes besoins. Maintenant, je me dis que finalement les études, c'était bien, ça me manque un peu. Et puis les réalités du monde professionnel sont pas très drôles... Mais bon, il faut un temps pour tout. Maintenant, tu peux imaginer de nouveaux projets, tu as tout un univers de possibilités devant toi, à partir du moment où tu ne pars pas défaitiste.
Felicitaciones por tus logros! Este post ha sido muy bien he escrito, se nota que te has emocionado. Estoy contento por ti. Me gusta mucho el : Après, c'est le vide intersidéral. El frances es verdaderamente un idioma muy bello! saludos desde Lima!!!
C'est ça qui excitant paupiette, de pas savoir ce qui va nous arriver!
J'ai quitté la fac il y a maintenant 3 ans, et regarde, après la Chine, après une séparation houleuse, après moult missions d'intérim toutes plus pourries les unes que les autres, je finis celle-ci dans 1 mois et je sais encore pas ce qui m'attend.
Mais je me dis qu'au moins, j'ai rencontré plein de gens, vu plein d'endroits, et que bien d'autres aventures nous attendent, aussi bien toi que moi.
Euh pardon mais, c'est qui ce Prince?!!!
Des bisous mistinguette!
Le changement fait toujours peur, c'est sûr... Ce serait tellement plus simple si tout était linéaire (mais en même temps, qu'est ce qu'on se ferait chier!). Donc voilà, il faut avoir confiance en soi et croire en la vie... Prendre le bonheur là où il est, ne pas s'embarrasser de problèmes subalternes et avancer, toujours avancer. Car au final, tout est bon à prendre, positif comme négatif car tout ça, ça nous fait grandir et évoluer et c'est ça qui est bon. Quant au prince, no comment, je te l'avais prédit ;)! C'est bon de sentir qu'on est aimée pour ce que l'on est, en vrai... Plein de bises et ne perds pas la gnaque!
meuh non brebinette cacahuète!!!!n'aies pas peur,allez je te tiens par la main,et tout comme t'as retrouvé le bonheur comme une grande dans le chnord (et c'était pas gagné d'avance avec l'accent et le climat),la suite ce sera pas du vide,mais du plein,du plein méga génial!!!!parole de carooo!!
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